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Qu’est-ce qu’Ananda?

(an english version of this post is available here)

[UPDATE: l’application est sortie, vous pouvez la télécharger en suivant ce lien]

Ok, je suis super enthousiaste!… Le moment est venu de vous parler de mon dernier projet.

J’en ai peut-être déjà parlé à certains d’entre vous. En fait, la page facebook et le site web sont en ligne depuis quelques semaines, donc si vous avez déjà fait un tour sur ceux-ci vous êtes probablement au courant. Comme beaucoup d’entre vous sont intéressés et me posent des questions j’ai décidé d’aller un peu plus dans les détails avant que le projet sorte.

Pour commencer, Ananda est la première application Iphone que j’ai conçu et que je distribue moi-même… et ce n’est que le point de départ pour d’autres évolutions autour de ce concept.

Cette application est née d’une problématique à laquelle je suis souvent confronté: je cherche sans cesse le calme intérieur dont j’ai besoin pour travailler, me relaxer ou même dormir plus efficacement. Le problème c’est que je suis sans cesse interrompu par des stimuli extérieurs. Que ce soit dans un café trop vivant ou chez moi alors que mes voisins décident d’écouter un morceau de Skrillex en boucle à plein volume, les distractions se font de plus en plus nombreuses. Et je ne parle même pas des transports en commun et des médias sociaux… Je suis sûr que ça vous arrive aussi, non?

En fait, j’ai besoin de sérénité quelque soit mon environnement. La solution c’est Ananda, mon sanctuaire sonore personnel qui m’aide à atteindre cette sérénité quand je veux et où je veux. Et j’espère bien qu’Ananda va devenir votre sanctuaire.

À chaque fois que vous l’utilisez, Ananda génère une ambiance sonore toujours différente composée de sons naturels, de mantras, de gongs zen et plus encore… Et surtout un programme binaural de votre choix vous aide à atteindre l’humeur que vous souhaitez avoir, que ce soit un état d’esprit concentré ou méditatif (et bien d’autres…).

Pour ceux qui se demandent ce qu’est un programme binaural: c’est un ensemble d’artefacts sonores qui entraînent votre cerveau à atteindre un état d’esprit désiré. Ces sons sont en fait composés de deux ondes sonores légèrement différentes dont l’écart de fréquence produit un « beat » perçu inconsciemment par votre cerveau. Par exemple si une fréquence de 200Hz est jouée dans une oreille et une autre de 205Hz est jouée dans l’autre oreille, le « beat » est de 5Hz et votre cerveau va avoir tendance à se synchroniser avec cette fréquence, qui dans ce cas est associée à un état méditatif.

Ananda propose une nouvelle approche pour la génération de ces sons binauraux: ceux-ci sont conçus sur mesure en fonction de la durée de votre session et du programme que vous choisissez pour vous guider, par exemple, d’un état éveillé à un état méditatif. Les sons d’accompagnements sont choisis aléatoirement afin de vous offrir un nouvel arrangement pour chaque session.

J’ai travaillé fort à rendre Ananda aussi efficace que possible. C’est aussi simple que cela: branchez vos écouteurs, choisissez votre programme et entrez dans votre sanctuaire personnel où que vous soyez, chez vous, dans le métro, au bureau ou dans un café…

Voici un court extrait d’une session sonore générée par Ananda, ça vous donnera une meilleure idée qu’une longue description.

Ananda sort bientôt sur l’Apple App Store (l’application a été envoyée à Apple et est en cours de validation). La version complète sera en vente pour 2,99$ (2,39€). Vraiment… c’est le prix d’une tasse de café et vous pourrez profiter de votre sanctuaire personnel quand vous le voulez depuis votre Iphone toute votre vie.

Cette version complète sera agrémentée de nouveaux sons au fur et à mesure des mises à jour afin de vous fournir toujours plus d’ambiances originales. (bien sûr, les mises à jour sont gratuites)

Je suis aussi en train de travailler sur une version de démonstration gratuite si vous voulez essayer l’application avant de l’acheter. (mais croyez-moi, jusqu’ici tous les testeurs l’ont aimée)

Si vous voulez plus d’informations, visitez le site web d’Ananda et suivez la page facebook. Et parlez-en autour de vous. Ça m’aide beaucoup, vraiment! Merci 🙂

Si vous avez des toujours questions écrivez moi, je me ferai un plaisir de vous répondre.

ps: pour tous ceux qui m’ont accompagné, supporté, donné des idées tout au long de la conception de cet application, pour ceux qui ont testé l’application et m’ont aidé à corriger les bugs: je en sais pas comment vous remercier assez! Sans vous ce projet n’aurait jamais abouti… Et un remerciement spécial à Julien d’Appartement 303 qui m’a aidé à rendre l’interface simple et pratique à utiliser. Sérieusement, l’application est vraiment belle!

ps2: Excellente fin d’année à tous et mes meilleurs voeux pour 2014!

[UPDATE: l’application est sortie, vous pouvez la télécharger en suivant ce lien]

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La douche froide

Pour ce mois de Juin, je me suis fixé un petit challenge: prendre uniquement des douches froides. Attention je ne veux pas dire des douches légèrement froides… Non, je parle bien de douches aussi froides que possible, c’est à dire sans utiliser (même un peu) d’eau chaude.

J’avais déjà fait ça pendant une semaine il y a un peu plus d’un an. Puis il m’est arrivé de le refaire ponctuellement (généralement en cas de canicule). Mais jamais je ne l’ai fait de manière consistante pendant un mois complet. Est-ce que je vais y arriver? J’espère bien… C’est pour ça que j’écris ça ici et que j’ai posté un update sur facebook. Je veux sentir une sorte de pression sociale! (vous n’êtes pas la le matin dans ma salle de bain mais bon…)

Comme à chaque fois que je parle de douche froide, je vois des sourcils interrogatifs qui se lèvent, je vais expliquer mon raisonnement. Tout d’abord, ce n’est pas une idée qui vient totalement de moi. Je me suis beaucoup inspiré de l’excellent The Flinch par Julien Smith. L’idée n’est donc pas écologique, ni économique, ni « pour se réveiller » ni en core pour combattre la chaleur même si tous ces arguments sont tout à fait valides et ont des conséquences plutôt bénéfiques. (vous pouvez également lire plein d’autres avantages ici). Cependant ma raison est un peu plus subtile.

Tout d’abord, il faut considérer ce qu’est notre corps humain d’un point de vue purement biologique. Le but du corps humain animal est de grandir, d’assurer un équilibre avec les autres espèces (animales, végétales, les minéraux, etc..), puis de se reproduire. Après s’être reproduit et s’être assuré de la survie de ses descendants, le corps humain peut mourir et fertiliser la terre et ainsi favoriser le développement de plantes qui serviront à nourrir les futures générations. Voilà à quoi ça sert le corps humain d’un point de vue animal, ce n’est pas très réjouissant mais c’est comme ça. Dans cette optique, l’évolution nous a permis d’affiner notre instinct de survie. C’est la qu’intervient l’eau froide. Notre corps est programmé pour réagir: « eau froide » veut dire « danger d’hypothermie » donc « risque de mort » et impossibilité de se reproduire, brisant ainsi le cycle biologique primal. C’est en suivant cet instinct que les premiers hommes ont pu survivre. Voilà pourquoi je n’aime pas l’eau froide. Et ce n’est qu’une des programmations du même types qui ont également pour but d’assurer notre survie: peur du bruit, du vide, du noir, etc…

Seulement nous vivons dans un un monde qui nous a amenés à dépasser cette condition purement biologique, pour nous épanouir sur d’autres plans intellectuels, créatifs, spirituels… En fait dans notre société, ou du moins dans la société dans laquelle j’ai grandi, la plupart de ces programmations ne me sont pas utiles. Le risque de tomber dans un torrent glacial est très peu probable. Je ne vais pas pêcher au milieu de l’hiver pour me nourrir, je vais au marché. Je ne risque pas d’être poursuivi par un prédateur et devoir m’enfuir en choisissant stratégiquement de traverser une rivière ou de faire diversion. Cet instinct était certainement très utile il y a 40000 ans, mais maintenant plus tellement.

Voilà pourquoi je prends des douches froides, parce que malgré le danger de l’eau froide, je ne peux pas mourir en prenant une douche. Cependant mon mental primal réagit comme si j’allais peut-être mourir. Essayez chez vous d’ouvrir une douche complètement froide, apprêtez vous à entrer sous la douche et observez tout ce qu’il se passe dans votre tête. Pourtant vous n’avez pas encore mis le pied dans la baignoire, il ne s’est absolument rien passé et malgré tout le mental est en mode panique. C’est ça qu’il faut combattre. Vous me verriez rentrer dans ma douche le matin quand je viens de sortir du lit (non, je ne vais pas faire de video), c’est assez ridicule: le combat entre ma conscience et mon mental de survie prend toutes sortes de convolutions physiques, de tremblements, etc… Et pourtant après quelques minutes, je suis sous ma douche froide et tout va bien. On est d’accord, une douche chaude serait plus agréable, mais la douche froide est tout de même très supportable. Au fur et à mesure le processus devient un peu plus facile, c’est lent mais après quelques jours je vois déjà une différence.

Une fois que je sais que j’ai pu dépasser cette programmation, j’ai fait comprendre à mon cerveau primal qu’il n’était pas aux commandes mais que c’est moi (c’est à dire ma conscience) qui l’est. Il m’est alors d’autant plus possible de dépasser d’autres programmations! C’est ainsi que je peux envisager des risques que je dois prendre socialement ou professionnellement mais que le plan biologique me prévient d’entreprendre. Par exemple, tenter une nouvelle approche dans ma stratégie d’entreprise risque de me faire perdre de l’argent (mais me fera peut-être évoluer positivement également!). La biologie voit l’argent comme un facteur de sécurité: si je n’ai pas d’argent, je ne peux pas me nourrir ni m’abriter et donc je risque de mourir. Cependant ce risque est très faible compte tenu du système dans lequel je vis (il est assez facile de trouver un travail, pas forcément idéal mais correct, si j’ai vraiment besoin d’argent). Si je souhaite avancer et expérimenter professionnellement, je dois prendre des risques, sinon il ne va certainement rien se passer de très intéressant.

Je pourrais citer plein d’exemples du même types, mais vous voyez où je veux en venir. Notre existence n’est pas seulement biologique et pourtant nous vivons souvent comme des machines biologiques sans trop prendre conscience de ce que l’on fait. Je ne sais pas pour vous, mais ça ne m’intéresse pas trop une vie de machine biologique. J’aspire à plus que ça.

La douche froide, c’est juste un tout petit pas vers un peu plus de conscience. Ça vous est sûrement accessible (si vous avez internet pour lire cet article, vous avez certainement une douche aussi). Vous n’avez rien à perdre, à part un peu de programmation biologique.

 

Photo prise par Brad Greenlee.

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La chose

Je trouve que le temps passe vite. J’ai tellement de choses que je désire accomplir dans ma vie que je suis occupé à peu près sans cesse. Même quand je ne travaille pas, je travaille: je pense à mes projets, je note des idées, j’échafaude des plans, je réponds à des courriels de clients, etc… Ma vie « normale » et mon travail ne commencent à plus faire qu’un et je vous rassure: j’aime bien ça! En fait, oui, j’aime ça travailler… et le hipster qui vit quelque-part en moi vient de mourir un peu plus.

Et puisque les journées ne sont pas extensibles j’ai décidé d’arrêter de perdre mon temps – « Ah! En voilà une bonne idée, dis donc! ». Je me suis donc demandé ce qui me faisait perdre beaucoup de temps et de manière générale qu’est-ce qui fais perdre du temps à tout le monde? Et une des réponses a été assez facile à trouver: se plaindre. Je ne sais pas trop pourquoi mais je pourrais me plaindre presque tout le temps parce que « ma vie est dure et puis c’est vraiment pas juste et il pleut et [insérer toutes les autres conneries justificatives que mon cerveau peut générer] ». Mais comme je sais que je suis globalement chanceux par rapport à beaucoup (et je ne sais pas trop pourquoi je mérite tant) j’essaye de contrôler cette chose qui voudrait que je me plaigne. Je m’entraine à décortiquer le mécanisme qui va me faire entrer dans le mode plainte et j’essaie de le rediriger vers le mode solutionne ton problème. C’est con mais ça prend du temps de sortir d’un état d’esprit qu’on peut considérer comme normal et reprogrammer son cerveau.

Alors bien sûr il y a cette chose – je l’appelle « chose » parce que je ne veux pas lui donner une identité trop forte – qui me dit de me plaindre parce que l’eau n’a pas été potable pour deux jours à Montréal. Comme tout le monde, je suis allé sur un site de nouvelles pour savoir quelles étaient les intructions à suivre etc… Je ne lis d’habitude pas les journaux parce que ça ne m’aide pas, mais là je voulais savoir si je pouvais prendre une douche ou pas. Et ce que je n’aurais pas dû faire c’est scroller en bas de la page et lire le torrent de commentateurs haineux qui considéraient que cette situation était la goutte qui faisait déborder leur vase de désespoir montréalais (parce que ça, le metro qui tombe en panne de temps en temps et les nids de poule ça fait beaucoup, tu vois). Et là je me suis dit « mais moi aussi je pourrais me plaindre à propos des gens qui se plaignent ». Parce que j’ai envie de leur dire que si le gazon est plus vert chez le voisin alors ils sont tout à fait libres de vivre ailleurs et de nous laisser apprécier la vie. Mais bon, ça n’aurait été qu’une manière de laisser cette chose prendre le contrôle au lieu de solutionner un problème. Ce que je veux c’est reprogrommer la direction de ce désir de plainte de « la chose » vers un désir d’action. Quel serait l’action à accomplir si l’eau n’est plus potable? Peut-être en profiter pour prendre conscience de combien de litres d’eau je gâche chaque jour. Oui, c’est un peu plus constructif d’un coup.

La plainte c’est ça: c’est la chose qui répond à stimulus. On veut agir mais on n’a pas vraiment les couilles de le faire alors à la place on perd littéralement son temps à entretenir une idée que « il ne m’arrive que des merdes » au lieu de relever ses manches et voir une contrainte comme une opportunité de se construire. Et on la justifie son idée! Le mental humain est capable de superbes tours de passe-passe pour nous convaincre qu’on a raison de penser comme ça. Et tout du long ce qu’on a fait c’est penser et parler mais est-ce qu’il s’est passé quelque-chose? Pas vraiment…

Alors j’ai un service à vous demander: si vous me prenez à me plaindre au lieu d’agir, s’il vous plait donnez moi une bonne claque. Celle qui réveille, là! Ne me prévenez pas… Allez-y, je mérite d’être réveillé!

Merci par avance, je ne veux pas être un mouton qui perd son temps les bras croisés. Le monde n’a pas besoin de ça, je n’ai pas besoin de ça et vous non plus… Merci les amis!

Le survêtement Quechua

carre st louisÇa fait un peu plus de 4 ans que j’habite au Québec. Et pour cette occasion, je me suis dit que j’allais écrire un article du genre « 4 choses que j’ai apprises en 4 ans au Québec » (ceci est le titre le plus chiant de l’histoire d’Internet). J’ai commencé à écrire un brouillon qui m’a mis en lumière l’inutilité manifeste de cet article. Cependant j’ai remarqué un aspect qui revenait souvent dans mon écrit. Une sorte de frustration dirons nous. Un peu comme un élastique de slip trop serré.  Et je n’arrive pas à la dégager, cette frustration, autrement qu’en la posant noir sur blanc: les Français de Montréal.

Question: Comment reconnaître un Français dans la rue à Montréal?

Réponse: Il porte de chaussures Quechua, un pantalon Quechua, un manteau Quechua, des gants Quechua, un bonnet Quechua et un sac à dos Quechua.

J’exagère à peine… Il y a aussi l’option « bâtons de marches Quechua » pour traverser la rue Peel en direction du Mont Royal. (Ça valait vraiment les 125$ d’investissement). Franchement, cher touriste Français, fais un effort pour mettre en valeur l’image de la mode de ton pays et achète toi des vrais vêtements. Je peux te garantir que le polaire col roulé Quechua orange nuit à ton arbre généalogique descendant.

Alors oui, ce que personne ne m’avait dit c’était qu’en arrivant ici j’allais être associé aux Maudits Français.C’est simple en voulant vivre à l’étranger je me retrouve encore plus défini par mon accent et ma nationalité et la société conspire à ce que je continue à évoluer avec cette caractéristique première. C’est tout à fait l’effet inverse que ce que je voulais obtenir. Mais bon c’est comme ça. Il doit y a voir une raison valable car manifestement l’univers ne s’est pas écroulé sur lui-même à cause de ça.

Maintenant, je dis ça mais je suis un peu hypocrite (et ba oui, je suis Français après tout). Je vais à une pendaison de crémaillère samedi soir avec des amis Français, on va parler Franco-Français de France avec nos accents Français, on va se raconter nos dernières vacances en France en estimant que le vin Français est le meilleur du monde et une grande partie de moi se réjouit de cette perspective.

Alors qu’est-ce qui me dérange vraiment? N’être pas si original que ça? Mouais, peut-être mais bon. Non, ce qui me dérange vraiment c’est que j’ai ce miroir constant d’étranger qui tant bien que mal s’adapte, s’intègre et voit toute une communauté faire la même chose. C’est vraiment ça: c’est un miroir… tout le temps. C’est un peu déstabilisant, non? Parce que moi aussi, j’ai mon survêtement Quechua. Je l’ai mis dimanche pour aller faire mon footing au parc Maisonneuve. Sauf que moi, j’ai enlevé les étiquettes… Comme ça je passe incognito (oui je sais, c’est intelligent…).

En fait faire des gros efforts pour changer sa vie et s’apercevoir que tu peux trouver quelqu’un qui vient de faire la même chose à chaque fois que tu sors de chez toi ça me ramène à cette frustration de lycéen quand j’ai eu ma première paire de Nike Air Jordan et que je me suis aperçu que tout le monde portait les mêmes. En voulant être cool, je me fondais en fait dans un moule. Et je ne sais pas pour vous mais ce n’est pas vraiment mon but.

Alors je me demande si c’est vraiment typique de Montréal. J’en parlais avec ami qui me disait que Londres était envahi de Français. Dans un sens, ça me rassure.

La question fondamentale est: à partir de quel moment échappe-t-on à un stereotype? Peut-être que cette frustration va disparaitre au profit de « Manu, le gars qui fait du yoga et qui chante Ommmmm à longueur de journée comme tous ces hippies qui trainent dans les restaurants vegans branchés de la ville ». Est-ce différent? Non, pas vraiment en fait.

Est-ce vraiment se libérer que de se libérer des communautés qui nous définissent ou est-ce qu’on devrait les embrasser et travailler à les (re)dénifir? C’est la question que je vous pose. Vous me méditerez là dessus avant d’aller au lit.

(j’ai déjà personnellement une petite idée de la réponse)

 

Au secours, il neige!

IMG_1784Je ne sais pas vraiment ce que c’est le problème avec la neige… Mais à chaque fois qu’on se prend une bonne tempête à Montréal, tout le monde parle de nous. Alors que bon… ça arrive pratiquement chaque année. Flash news : « c’est NORMAL« . Bon d’accord, ces derniers jours c’était beaucoup pour cette période de l’année mais ce n’est pas non plus démentiel.

En fait c’est facile à dire pour moi, parce que je ne suis pas à Montréal en ce moment. Je suis chez mes beaux-parents pour les vacances. Mais d’après ce que j’ai pu voir on s’est pris autant de neige qu’à Montréal. Là on s’en reprend encore aujourd’hui. C’est bien, ça me fait faire de l’exercice de pelleter la neige. Les routes son dégagées en quelques heures et on peut faire des jolis photos. Aussi, j’ai plein d’amis qui me contactent pour savoir si « tout est ok ». Ça me fait plaisir qu’ils pensent un peu à moi.

Mais sérieusement, ils n’ont rien d’autres à raconter aux infos? La dernière fois c’était lors des manifestations étudiantes à Montréal. Là, on m’appelait pour savoir si j’étais en sécurité. Quelqu’un m’a même conseillé de ne pas sortir de chez moi. Genre, je vais me faire agresser par des étudiants avec des dreads en allant faire mes courses? Si vous aviez vu les manifestations…. Ok, il y avait beaucoup de monde, mais c’était vraiment assez tranquille. J’ai vu quelques voitures de polices prises à partie, mais c’était généralement des actions très isolées. L’ambiance était vraiment bon enfant.

APPEL AUX JOURNALISTES: faites votre travail au lieu de faire du spectacle. Ça me fout les boules quand je vois tout le monde qui gobe les informations comme si c’était vraiment objectif. Les nouvelles de météo, c’est bien sur la chaine météo, mais franchement le reste du monde n’en a rien à faire. Les nouvelles spectaculaires sont spectaculaires, c’est tout. Elles sont rarement représentatives de ce qu’il se passe vraiment.

Est-ce que vous essayez de rechercher quelles sont les faits réels? La plupart des infos dont on parle sont juste impressionnantes ou sortent du commun mais ne sont généralement pas celles qui touchent un réel problème de fond. Je vais probablement me faire traiter d’insensible connard pour ce que je vais dire là mais c’est un bon exemple: tout le monde pleure au sujet du massacre qui a eu lieu il y a quelques semaines dans le Connecticut. Ok, c’est horrible. Mais la réalité c’est qu’il y a des milliers d’enfants qui meurent de faim tous les jours. Et ça, ça ne fait pas la une des journaux. Et ce qui est réellement effrayant c’est que c’est quelque-chose de tangible. Si on changeait notre manière de consommer, de penser et de nous investir dans la société, on pourrait probablement réduire ce chiffre. Alors que prédire les actions d’un lunatique où la météo c’est beaucoup plus difficile et on ne peut pas y faire grand-chose.

Alors merci c’est gentil de s’intéresser à la quantité de neige que je me prends dans la face. Je vis au Canada, je m’en prends plein. Maintenant, au lieu d’écouter les informations, allez à la bibliothèque et prenez un livre sur un sujet que vous ne connaissez pas. Ça vous sera certainement plus utile.

Comment être authentique

This post is also available in english –> how to be authentic.

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo, cliquez ici.

Ceci est le premier article que je poste accompagné d’une vidéo sur ce site. Je me suis dit, autant pousser un peu plus l’authenticité dans un article sur l’authenticité.

Je me suis souvent dit que j’avais plusieurs casquettes dans la vie: le bon pote, le mari, le développeur informatique, le manager, l’élève, le blogger, etc… Et j’ai longtemps essayé de jouer un rôle correspondant à chacune de ses casquettes. Parce qu’on m’a dit: si tu es un manager, tu ne peux pas porter de jean, ou si tu es un bon pote tu dois aller boire des bières avec tes amis tous le samedi soirs et si tu es développeur tu dois passer ton temps devant un ordinateur et faire des blagues que seules les personnes qui utilisent Linux peuvent comprendre… Toutes ces règles non-officielles nous poussent à agir d’une certaine façon dans une certaine situation parce que « c’est comme ça qu’on fait ». Plus que des casquettes, ce sont devenus des masques et je me suis retrouvé à me cacher derrière une image que je croyais être moi. Je crois que ça rrive à beaucoup d’entre nous, non?

Est-ce que vous êtes déjà tombé sur des blogs ou des sites d’entreprise sans humanité? On ne sait pas qui est vraiment derrière ou alors on tombe sur un faux pseudonyme. Est-ce que vous avez vraiment envie de faire confiance à ce genre de sites? Moi pas vraiment… Si on cache quelque-chose d’aussi gros que sa personnalité, c’est qu’il y a quelque-chose de bizarre.

L’authenticité, ça marche quand même pas mal (et puis jouer des rôles et être conforme à ce que les autres attendent, c’est fatigant au bout du compte). Donc c’est intéressant  d’être juste soi-même et agir dans sa vie professionnelle comme dans sa vie personnelle. Au final c’est juste une vie et il n’y a pas vraiment de séparation à avoir entre les vies professionnelle et personnelle si on reste toujours vrai. Notre entourage aime bien qu’on stagne dans une certaine routine, c’est comfortable mais c’est beaucoup plus cool de laisser s’exprimer le nerd qui nous habite et d’être un peu plus humain. C’est ça qu’on cherche vraiment… On s’en fout un peu des apparences et on a beaucoup plus confiance en quelqu’un qui a des failles comme tout le monde plutôt qu’en quelqu’un qui est trop parfait. En fait les gens parfaits me font un peu peur.

Mais pourquoi n’est on pas toujours authentique alors? Parce que c’est dérangeant? Parce qu’on a peur de s’exposer? Si c’était vraiment le cas, personne n’aurait de compte Facebook ; c’est bien une preuve qu’on veut montrer aux autres qui on est, ce qu’on fait, ce qu’on aime, etc… Et on veut tous connaitre un peu plus ses amis. Je trouve ça cool d’être un peu bizarre, de montrer ses faiblesses et de faire des choses que les autres ne comprennent pas. Qu’ils réagissent bien ou mal, ils veulent comprendre pourquoi on est comme ça, vrais. Par exemple en ce moment je prend une photo de moi tous les jours pour faire une vidéo ou on me voit vieillir. Quand j’en parle, les gens me trouvent un peu bizarre… Alors oui, peut-être qu’il y aura des moqueries, peut-être qu’on étonnera et peut-être qu’on plaira et qu’on inspirera aussi… Et comment être vraiment authentique? N’y pensez pas et faites ce qui doit être fait.

C’est ce que je cherche à accomplir dans mes articles ici et c’est pour ça que je laisse les commentaires ouverts. Parce que je vois ce blog comme un partage autour d’un bon repas et pas comme un exposé à l’école. Et c’est aussi pour ça que je vais accompagner mes articles de vidéos de temps en temps. Juste pour que vous puissiez voir à quel point je suis mal rasé et juste être un peu plus humain.

Et vous, comment travaillez vous à être authentique ?

Est-ce que je suis ce genre de personne?

C’est assez incroyable le nombre de fois que je me pose cette question chaque jour. En fait souvent inconsciemment et dans pratiquement chacune de mes actions

  • Est-ce que je suis ce genre de gars qui laisse un bon pourboire?
  • Est-ce que je dois parler plus fort? ou moins fort?
  • Est-ce que je suis du genre à aider les autres même si je n’ai rien à y gagner?
  • Est-ce que je fais comme si j’étais un gros fêtard? ou est-ce que je joues la carte du mec sérieux?
  • Est-ce que je connais assez ce domaine pour donner un conseil à quelqu’un autre?
  • Est-ce que je suis le genre à bien m’habiller?
  • Est-ce que je suis le genre à porter un T-Shirt de Rob Zombie au bureau?
  • Est-ce que je suis le genre à réaliser tel ou tel projet?
  • Est-ce que je dois montrer que je suis heureux?
  • Est-ce que je suis le genre à dépanner la photocopieuse?
  • Est-ce que j’assume complètement que je suis un Apple nerd?
  • Est-ce que je suis le genre à tenir la porte à la personne qui me suit?
Tant de situations ou finalement j’essaie de me définir en tant que qui je suis. Chaque minute, chaque seconde, je deviens ce que je fais et les choix que j’entreprends. Est-ce que je suis le seul à penser à ça?
« Comment dois je aborder cette personne? » « Quel est le protocole que je vais adopter? » Autant de choses qui mènent à des situations bizarres et incomfortables.
On ne se pose pas ces questions là enfant. Je n’en avais rien à faire de paraitre idiot sur la photo au-dessus. Donc pourquoi devient-on si egoiste (car c’est bien de flatter son ego dont il s’agit) quand on grandit?
Finalement, tout ce qui compte c’est juste de mettre son ego de côté arrêter de penser et juste faire ce qui est juste à chaque moment.
Et c’est putain de difficile.

Gouverne toi

Si tu désignes quelqu’un pour te rendre libre, tu ne seras jamais libre.

Il y a une semaine, nous étions au pic de la période électorale au Québec. Ayant immigré il y a un peu plus de trois, c’était l’occasion de finalement  comprendre un peu mieux le système politique québécois et ses principaux partis. Je ne peux toujours pas voter car je ne suis pas citoyen canadien, mais j’espère bien pouvoir le faire pour les prochaines élections!). J’ai toujours eu un intérêt pour la politique tout en voyant cela comme une sorte de sitcom. Et finalement comme pour beaucoup de systèmes politiques auxquels je me suis intéressés, les élections ici se résument à beaucoup de drames et de débats sur des sujets qui n’influent pas vraiment sur le vie de la population. Bien sur chaque parti a un programme légitime (j’ai pris le temps de lire chaque site de chaque parti) mais ce qu’on présente au public sont les sujets qui polarisent l’opinion (parce que c’est ça qui fonctionne).

J’ai vraiment un problème avec cette manière de faire (et ce n’est vraiment pas particulier au régime québécois, c’est peut-être même mieux ici). Ceci montre le peu de foi que les politiciens ont dans l’intelligence de leur électorat. On présente donc des idées simples à digérer et pour lesquelles on ne peut être que pour ou contre (ça marche très bien sur des sujets comme les impôts, le mariage homosexuel ou encore l’avortement). Nous avons tous une opinion assez tranchée sur ces questions mais même si ce sont des sujets importants, je ne pense pas qu’ils influencent autant la vie de tous les jours de la majorité des citoyens comme d’autres sujets (la culture, les services publics, l’education au sens large, les valeurs profondes de la nation… par exemple). Ces derniers sont un peu plus nébuleux. On ne peut pas être pour ou contre l’education, c’est plus compliqué que ça: de quelle manière veut on éduquer? Quelles sont les valeurs que l’on veut transmettre? Est-ce plus important de mettre l’emphase sur la littérature, la philosophie ou le civisme? Ou les trois et dans quelles proportions?

Ce ne sont pas ces questions là qui font l’objet des débats politique et pas non plus des discussions politiques générales. Pourtant ces sujets ont un impact, même indirect, sur la manière de vivre pour l’intégralité de la population. (note: au Québec la question de la langue a une place assez importante, même si je trouves que les opinions manquent de nuances… J’ai certainement besoin de comprendre un peu mieux le passif derrière sur sujet).

Pour résumer l’objet de cet article et pour moi de déclarer ma perte de foi dans la politique. Je ne vois finalement pas ce qu’un parti ou un autre va changer dans ma manière de vivre, ni dans la manière de vivre des gens qui m’entourent. D’abord parce qu’ils ne s’interessent pas aux sujets qui ont une grande influence sur ma vie et ensuite parce que d’autres entités ont beaucoup plus de pouvoir. Le système culturel global et les médias par exemple véhiculent beaucoup plus de valeurs d’éducation que le fait n’importe quelle université ou n’importe quel ministère. C’est certain, votre télévision ne va pas vous apprendre la logique floue ou les théories existentialistes (sauf au hasard d’une émission culturelle à 2h le matin sur une chaîne obscure du câble). Par contre la plupart de nos valeurs sur la manière dont nous devons nous comporter, ce que nous devons avoir, ce que nous devons penser, tout cela est facilement dicté par les médias et non par le gouvernement. Et notons qu’on ne vote pas pour les médias, ils sont là et on en profite ou pas. Certains choisissent la télévision, d’autres la bibliothèque. Et d’autres profitent de cette généralisation des médias pour transmettre leurs idées (c’est ce que j’essaye de faire modestement ici).

Au final, c’est cette manière dont nous nous instruisons, dont nous choisissons l’information, cette façon dont nous décidons de voir le monde, qui influe le plus sur notre expérience de la vie de tous les jours (et ce n’est pas tâche facile!) C’est ainsi que nous influençons notre entourage. Et croyez moi nous avons chacun plus de pouvoir de persuasion que n’importe quel gouvernement sur les personnes qui nous sont chères.

Pourquoi ne choisissons donc pas de nous gouverner chacun nous mêmes plutôt que d’espérer qu’un parti fasse le travail pour nous? J’ai plus de pouvoir sur moi-même que n’importe qui et c’est ainsi pour chacun d’entre nous. Soyons donc notre propre gouvernement personnel et commençons à évoluer au lieu de désigner quelqu’un pour le faire a notre place. Cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas voter, il ne faut juste pas trop espérer du résultat. Le grand mensonge, c’est de nous faire croire qu’après les élections nous avons fait notre devoir et que nous pouvons rester les bras croisés jusqu’aux prochain vote.

J’appelle cela l’anarchie progressiste. C’est à moi, toi, nous d’accomplir les changements de manière complètement décentralisée maintenant sans attendre d’avoir été désigné ou « autorisé ». C’est comme ça qu’on évolue. En fait, ça a toujours été ainsi, n’est-ce pas?

Une histoire de raccourcis

À peu près tout notre connaissance n’est qu’une succession de raccourcis. Tout l’enchaînement d’une idée A à une idée B pourrait être segmentée en une infinité d’étapes. Au lieu de çà on admet cet enchaînement parce qu’il a été démontré comme logique et fondé et on passe directement de A à B sans se poser de questions.
Mais parfois quand même ça tourne au ridicule. Je suis un scientifique et j’ai simplement envie de répondre à cette question: pourquoi? La plupart des médias, des blogs, des livres, des films, etc… nous fournissent des raccourcis. Quelqu’un décide et suivant sa notoriété ce raccourci est admis.
Un des raccourcis qui m’intrigue en ce moment est « Batman = Tuerie du Colorado ». En fait ce qui m’intrigue c’est qu’on ne parle même plus du film (qui, au passage est épique du début à la fin). Non, la question est : faut-il penser à cette tuerie? Tout ça aurait pu être associé à la chaîne de salles de cinéma (est-ce qu’ils ont mis en place une action commémorative? est-ce qu’on pense à ça quand on va dans une autre de leurs salles?) Au lieu de ça le film est accablé de cette sordide histoire qui n’a en fait absolument rien à voir avec la raison du film. Cette semaine à chaque fois que j »ai parlé de Batman innocemment on m’a regardé avec un air grave
the Dark Knight, ce qui fait que d’un seul coup c’est moins médiatique., la tête penchée de 12° sur la droite en me rappelant que je ferais mieux de penser à tous ces morts plutôt qu’à mon film de héros. C’est cool en fait de prendre un air grave: ça évite de penser à toutes les autres personnes qui souffrent dans un système bien organisé mais qui n’ont pas la chance de mourir en regardant The Dark Knight et par conséquent c’est beaucoup moins médiatique.

Il y a beaucoup d’autres raccourcis intellectuels dont nous sommes victimes sans trop le savoir. Considérez juste vos opinions politiques ou vos goûts musicaux… Ou rien que l’image que vous amène un thème.

Tout ce que je propose c’est d’adopter une démarche scientifique et analytique dans la manière dont certaines de nos idées sont admises. Pourquoi a-t-on peur de quelque-chose? Pourquoi est on intéressé par une information plutôt qu’une autre? Évidemment le monde est trop complexe pour pouvoir tout analyser mais se poser quelques questions de temps en temps ça évite de nager dans l’absurde.

Quels sont les raccourcis que vous souhaitez comprendre?

Comment commencer ?

Ça n’est jamais facile de commencer, on hésite, on se dit que ce n’est pas encore le moment, que demain ce sera mieux, etc… Ça fait un moment que l’idée de lancer ce blog en français me tourne dans la tête. J’ai écrit pendant pratiquement 2 ans sur un blog en anglais, mais je commençais à ne plus m’y sentir chez moi. Alors c’est pour cela que j’ouvre mloigeret.com ; parce que c’est juste plus moi. Mais bon… je me dis que je dois attendre avant de publier le premier post parce qu’il faut qu’il soit vraiment bien fait, que le design du site soit au top… Mais finalement c’est rien.

L’important c’est de commencer. On peut attendre que tout soit parfait mais ce n’est jamais parfait. Et pendant ce temps l’idée pourrit tout doucement. En fait c’est juste la peur de ce qui arriver après avoir publié le post qui bloque tout. Est-ce que les gens vont critiquer? Est-ce qu’ils vont m’ignorer? Et puis à un moment, on y va et on passe à la prochaine étape. C’est ce que je fais aujourd’hui.

Tu m’as peut-être suivi avant sur mon blog anglophone, tu m’as peut-être connu vraiment dans la vie en chair et en os. Ou alors tu es arrivé sur ce site par hasard. A priori, j’ai une audience proche de zero en français donc si quelqu’un lis ceci c’est déjà bien pour commencer.

Alors pourquoi lancer un blog bilingue? Et même tout d’abord: pourquoi un blog? Je dois avouer qu’il y a une pettite part d’arogance dans le fait de publier en ligne. Mais pas beaucoup publier que sur facebook ou twitter. C’est juste que c’est plus complet et personnel un blog. On est plus maître de ce qu’il se passe.  On ne touche pas forcément le même public et c’est ça qui m’a fait pas mal réfléchir avant. Bizarrement la plupart de mes amis ne sont pas très actifs en ligne. C’est pourtant tous un peu des geeks informatiques comme moi mais ils sont assez absents de tout réseau social ou peut-être juste là de temps en temps pour voir ce qu’il se passe. L’audience que j’avais sur mon précédent blog s’est faite par intérêts et non par contacts. C’est assez intéressant de voir que quelqu’un, quelque part pense un peu comme toi et vient lire ce que tu écris. Ça m’a fait faire des rencontres très intéressantes. Et je pense que c’est ça la plus grande satisfaction: c’est qu’il y a quelqu’un de l’autre côté du réseau.

Et alors pourquoi bilingue? Simplement parce que j’ai commencé à blogger en anglais et je veux continuer à partager avec les personnes qui m’ont suivies avant. Le Français étant tout de même ma langue maternelle, je me sens juste plus à l’aise à l’utiliser pour partager des réflexions de manière un peu plus spontanée. Et aussi, je ne pense pas vraiment de la même façon dans les deux langues. Donc ne vous attendez pas à ce que chaque post soit traduit… ça n’arrivera pas. Je pense plutôt alterner entre anglais et français pour parler de sujets (parfois semblables) mais avec des points de vue légèrement différents.

Donc voila pour ce premier article « d’introduction ». Si vous le souhaitez, laissez moi un petit commentaire pour vous présenter ou juste pour dire bonjour!

A bientôt!